Les meilleures séries de 2014

Encore une excellente année pour la série. En 2014, nous avons eu des nouveautés qui sont devenues des phénomènes télévisuels, des retours magnifiques, des vétérans qui se sont réinventés, des mini-séries de grande qualité… Cette année, en raison de la difficulté de ne conserver que 10 séries, nous avons décidé d’élargir la sélection à 15 titres. Comme toujours, nous nous rappelons que toute liste de ce type est subjective, donc il y aura de bons titres qui seront omis à cause de l’espace ou du manque de temps pour tout voir. Voici notre top 15 de 2014.

 

1 – Bonne épouse

Go 2014 qui ont été marqués Lockhart & Gardner, Florrick, Agos et associés et autres combinaisons. Elle a déjà quitté 2013 au sommet (elle n’avait besoin que d’une seule place pour être en tête de notre liste) mais nous n’avions pas été prévenus qu’en 2014, nous aurions des courbes encore plus grandes. La série du grand secondaire, des comédiens invités de luxe, la série des scénarios réalisés en carré et en biseau. Nous ne nous lassons jamais de répéter que c’est la meilleure série actuellement en ondes. La deuxième moitié de la cinquième saison (avec CELA moment, peut-être LE moment de l’année du seriéfilo ; et cet appel…) et le début de la sixième montre que le passage du temps ne sert qu’à améliorer, à grandir et à continuer à gravir des marches. Avec La Bonne Femme, nous pleurons et rions même dans le même chapitre. Ils osent tout et font tout comme il faut. Julianna Margulies mérite chacun des prix qu’elle récolte et qu’elle continuera de recevoir pour Alicia Florrick. Et il n’y a pas de discussion à ce sujet. Par le nombre de chapitres impeccables diffusés cette année, par leurs personnages et tout ce qu’il y a entre les deux, The Good Wife a enfin atteint l’année où elle prend la première place qu’elle mérite.

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2 – Fargo

Si vous n’aimez pas l’humour noir des frères Coen, oubliez cette série. Si vous voulez profiter au maximum d’une histoire fermée en dix chapitres, avec des personnages bien construits (et certains très turbides), avec un scénario parfaitement pensé, des dialogues bien enchaînés, alors c’est votre série. Quand nous avons appris pour la première fois qu’une série allait être réalisée à partir du film de Coen (cette fois-ci, ils sont listés comme producteurs), nous n’étions pas trop sûrs que quelque chose de bien sortirait. C’est une bonne chose que nous ayons eu tort, et que nous soyons partis depuis longtemps. Fargo est peut-être lent (mais ce n’est pas le cas, les choses arrivent et très vite) et il y aura des gens qui n’auront pas cet humour noir (tout est respectable), mais c’est un plaisir dans tous ses aspects. Pour les plus distraits, il y aura une nouvelle saison avec une toute nouvelle histoire.

 

3 – Transparent

Mort Pfefferman décide que le moment est venu et qu’il va dire à ses enfants qu’il se sent vraiment comme une femme, qu’il est Maura Pfefferman. Et en tant que tel, il commence à s’habiller et à se comporter. Avec son halo de série indie, Transparent entre dans le cœur des spectateurs grâce à la tendresse et la sensibilité avec lesquelles il représente un personnage impeccablement interprété par Jeffrey Tambor. La série Amazon est un curieux et merveilleux mélange de drame et de comédie qui se penche également sur le changement existentiel qu’une telle révélation représente pour les enfants de Maura. De leurs titres à crédit à ces dialogues qui respirent le réalisme et la sincérité. Sans aucun doute, l’un des titres essentiels de l’année.

4 – Véritable détective

Quel beau début d’année que le vrai détective nous a donné. Bien qu’au début nous l’ayons regardée avec des yeux suspicieux pour une conversation philosophique surchargée, immédiatement son atmosphère oppressante dans cette Louisiane sombre, pleine de secrets, nous a captivé. True Detective n’est pas aussi épais qu’il a été dit, et il est logique que plus d’un peut porter, mais partage quelque chose avec Fargo, et c’est qu’il est compact, qui raconte une bonne histoire en huit heures, avec des personnages très bien fait et des intrigues qui sont ouverts à l’interprétation par le spectateur. Sa bande-son complète se distingue, avec des chansons sélectionnées par T Bone Burnett, et le travail de son directeur (de tous les chapitres, ce qui lui donne plus de cohérence si possible), Cary Fukunaga, et de son créateur et scénariste, Nic Pizzolatto.

5 – Cocotte

Steven Soderbergh a annoncé il y a quelques années qu’il quittait le cinéma, qu’il était fatigué, qu’il n’était pas motivé. Il a fait quelques autres films en tant que réalisateur (il est maintenant en train de produire la suite de Magic Mike avec un autre réalisateur) et est allé à la télévision, où il fait… du cinéma. The Knick est comme un film de dix heures (ses chapitres ne sont pas très marqués par le format classique de l’approche, du nœud et du dénouement) qui raconte l’histoire d’un hôpital new-yorkais au début du XXe siècle, un moment fort de découvertes scientifiques et de nouveautés technologiques. Et avec tout cela, il en profite pour raconter les différences raciales et de classe et l’introduction dans la société de drogues comme la cocaïne. Montrez une scène crue au bloc, mais ne laissez pas ça repousser qui que ce soit.

6 – Louie

Louie (la série et le personnage) est la bouffée d’air frais de la comédie télévisée. Elle dure depuis quatre saisons et la saison de cette année (après plusieurs mois d’arrêt) a été excellente. La série mélange les performances du comédien avec des gags et des histoires qui rappellent le style de Woody Allen. Louie se joue de lui-même et n’hésite pas à dépouiller son âme (et son corps, on le sent) pour transmettre des émotions à travers le rire, les sourires, les gifles de la réalité ou avec le signe de tête du spectateur pour se reconnaître dans une situation quotidienne mais absurde.

 

7 – Hannibal

Et dire que cette série semble toujours sur le point d’être annulée…. Mais ne vous inquiétez pas, la troisième est déjà en route et nous espérons qu’il y en aura une quatrième. La deuxième saison a été sauvage. Pour ses personnages, pour ces conversations entre Hannibal et Will entrecoupées de regards et de la musique plus que dérangeante et inconfortable de Brian Reitzell, pour cette fin qui promet d’être un peu plus proche de ce que nous savions déjà des films et des livres. Pour tout, en bref, vous méritez d’être sur cette liste.

8 – Ensemble de trônes

Et dans le quatrième, la qualité a augmenté (encore plus). Non pas que les deuxième et troisième ont eu tort, mais ils avaient trop de hauts et de bas. Dans cette dernière livraison, le rythme a été parfait, avec une fin (accompagnée par les chœurs de la bande-son) qui nous a laissé plus avides que jamais de jeu de trônes. De nombreuses intrigues ont été laissées en suspens et, même pour ceux qui ont lu les livres, des inconnues s’ouvrent au moment même où la série atteint les moments les plus ennuyeux des volumes quatre et cinq de la saga littéraire. Nous attendons même avec impatience de voir si l’histoire ira finalement au-delà de ce qui a été publié. Le jeu des trônes cette année est devenu un spectacle presque parfait. Et il ne reste pas grand-chose pour la cinquième saison….

9 – L`affaire

Dominic West et Ruth Wilson jouent dans l’une des rares grandes premières cet automne. Les titres à crédit, avec cette chanson de Fiona Apple, servent d’introduction parfaite à l’histoire troublante d’une infidélité racontée à deux voix : d’une part, la version de lui ; d’autre part, la version d’elle. Qui dit la vérité ? Que s’est-il passé ? Pourquoi sommes-nous si attirés par cette histoire et n’arrêtons pas de la voir ? Sans qu’il soit nécessaire d’attirer trop l’attention, L’Affaire attrape ceux qui commencent avec elle. Une des dernières découvertes seriéfilos découvertes de l’année qui entre directement entre le meilleur de 2014 avec l’espoir que la deuxième saison, qui a déjà assuré, ne baisse pas le niveau.

10 – Les restes

Nous devons admettre qu’au début, nous avons trouvé une série inconfortable à regarder. Ses protagonistes étaient désagréables, distants, pas empathiques. Mais en voyant les raisons pour lesquelles ils étaient comme ça, nous nous sommes accrochés (et avons pleuré) à leurs difficultés, à leur existence douloureuse, à cette vie troublée par l’inexplicable. Nous l’avons déjà dit dans un post précédent : avec cette série nous souffrons, nous avons du mal, nous sommes tristes. Mais c’est précisément sa grande réussite.

11 – Hommes fous

Don Draper a commencé à dire au revoir. La première moitié de la dernière saison, avec sept chapitres qui n’avaient que très peu de goût, a laissé tant de grands moments qui n’ont fait que nous donner encore plus de peine qu’en 2015 pour son dernier adieu. Don se réinvente à nouveau et renaît de ses cendres dans une escalade scellée au rythme de My Way dans une danse avec Peggy qui reste pour le souvenir de la série, en plus de cette fin entre triste et surréaliste qui a mis la broche d’or à une moitié de saison brillante. Comment les adieux vont faire mal

12 – Happy Valley

Un de ces joyaux offerts par la télévision britannique (à laquelle, malheureusement, nous prêtons moins d’attention que nous ne devrions…). En seulement six chapitres, qui constituent sa première saison, l’histoire de Catherine Cawood (impeccablement interprétée par Sarah Lancashire) nous frappe directement dans les entrailles. Après avoir redécouvert l’homme qui a changé sa vie pour toujours, son existence dans la paisible petite ville où il réside ne peut plus être la même. Un drame intense et douloureux de vengeance avec des scènes formidables qui vous maintient désespérément accroché jusqu’à la fin.

 

13 – Honorable Femme

 

Maggie Gyllenhall joue dans cette mini-série, coproduite par la BBC et Sundance Channel, dans un contexte de tensions entre Israël et les territoires palestiniens. Au-delà du drame politique, The Honourable Woman est en fait une histoire d’espionnage qui s’appuie sur son protagoniste et sur les tournures constantes du scénario qui empêchent le spectateur de deviner quel sera le prochain mouvement sur cet échiquier. Seulement huit chapitres qui servent à confirmer 2014 comme l’année de la mini-série.

 

14 – Les Américains

 

L’année dernière, il a déjà figuré sur notre liste des meilleurs de l’année. Cette fois, avec la deuxième saison, il réapparaît. Les nouveaux chapitres ont commencé par montrer aux espions interprétés par Matthew Rhys et Keri Russell les conséquences que l’ennemi américain peut avoir à découvrir en pleine guerre froide. Avec la meilleure connaissance des personnages, l’histoire est devenue plus personnelle et la fille du couple entre en jeu. The Americans fait partie de ces séries qui passent inaperçues du grand public mais qui, lentement, sans effort apparent et avec un jeu permanent d’identité (et de changement de perruque), parviennent à piéger les spectateurs dans son filet. Et en plus, la troisième saison s’annonce encore mieux.

 

15 – Sherlock

 

C’était le cadeau du nouvel an que la BBC avait réservé pour 2014. Encore une fois, seulement trois chapitres, comme les livraisons précédentes. Et encore une fois, trop court. Ces trois pilules mettaient plus que jamais l’accent sur l’amitié entre Sherlock et Watson, en mettant l’accent sur les personnages plutôt que sur l’histoire (surtout dans les deux premiers chapitres ; le troisième était celui qui se rapprochait le plus de ce que nous étions habitués à voir dans la série). C’est aussi la livraison avec plus d’humour et plus de clins d’œil aux fans, la saison plus autoconsciente, et il a laissé un bon goût dans la bouche qui fait que l’attente jusqu’à fin 2015 pour son retour devient trop longue.